Si votre chat est malade, consultez votre vétérinaire ; lui seul peut diagnostiquer ce dont il souffre et déterminer le traitement adapté.

La vaccination est un acte médical, elle ne peut être pratiquée que par un vétérinaire.

Sur cette page :

Petit catalogue des vaccins et des maladies infectieuses

Le coryza (calicivirose, herpèsvirose, chlamydiose)

Le typhus

La leucose

La rage

Les maladies infectieuses contre lesquelles il n'y a pas (encore) de vaccin : PIF & FIV

Quelques éléments supplémentaires sur la vaccination...

Le principe de la vaccination

Les différents types de vaccins : vaccins vivants, vaccins inertes

La protection maternelle & la primo-vaccination

Les rappels et leur fréquence

D'autres lectures en ligne

Le coryza

Ce joli mot désigne une réalité moins charmante : rhume, conjonctivite, kératite, gingivite... bref, tout ce qui coule, qui démange, qui gonfle et qui fait mal au niveau des yeux, du nez et de la bouche.

Et, bref aussi, "coryza" ne désigne pas une seule maladie infectieuse, mais plusieurs, dont il décrit les symptômes (exactement comme quand on dit qu'on a un rhume, qui peut être dû à une multitude de petits microbes divers et variés).

Le syndrome coryza est la maladie la plus fréquente chez le chat (toujours exactement comme le rhume pour nous). La plupart du temps, les symptômes en sont bénins (un rhume, donc !) ... ce qui est tout sauf une raison de ne pas protéger minou, le vaccin permettant de limiter l'infection et d'éviter qu'elle ne se manifeste en crise aiguë ou ne se complique.

Le syndrome coryza peut être d'origine virale ou bactérienne. Ses principaux agents, qui peuvent être impliqués seuls ou en tir groupé dans une crise de coryza, sont :

Le vaccin coryza

Le vaccin coryza protège minou des attaques mesquines des agents viraux du coryza, herpèsvirus et calicivirus. Herpès virus et calicivirus sont, à eux deux, responsables de la majorité des infections de type coryza.

Parce qu'il s'agit de virus très contagieux et très fréquents dans la population féline et que les symptômes peuvent être graves en l'absence de protection vaccinale, le vaccin coryza fait partie des vaccins "essentiels", à faire quelles que soient les conditions de vie du chat.

Dans un monde parfait, le vaccin coryza empêcherait l'infection par ces virus. Dans notre monde réel et ô-combien-imparfait, il ne permet pas d'empêcher l'infection, mais seulement de réduire les effets de la maladie : il minimise (fortement) l'intensité des symptômes tout comme l'excrétion des virus (période de contagion).
Autrement dit, dans la protection de minou, le vaccin coryza, s'il est essentiel, n'est pas à lui seul l'unique défense de nos chats et ne remplace ni hygiène, ni choix de mode de vie (un chat qui a accès à l'extérieur sera très probablement exposé à l'herpès virus et/ou aux calicivirus et ses vaccins lui permettront "seulement" d'être peu/modérément infecté, pas pas-infecté-du-tout).

Herpèsvirus félin (ou virus de la rhinotrachéite féline)

L'herpès virus félin (FHV) entraîne rhinotrachéite et/ou conjonctivite chez le chat infecté : ça coule, ça coule, ça coule (et minou éternue) ! L'herpès virus félin est aussi le premier responsable de kératite (irritation de la cornée) chez le chat, laquelle peut être chronique. Les symptômes s'accompagnent souvent de fièvre, et, éventuellement, d'anorexie.
Si les symptômes de l'herpès virus félin s'en tiennent la plupart du temps à une simple "gêne", il peut, dans les cas plus complexes, entraîner des problèmes oculaires importants (ulcération de la cornée par exemple) ou évoluer en pneumonie.

Comme tous les virus de sa famille, l'herpès virus félin a la capacité de rester latent chez son "hôte" : le chat reste alors porteur du virus, et, à la faveur du stress notamment, mais aussi d'un affaiblissement (dû à une autre maladie, par exemple), il peut en présenter les symptômes et/ou excréter le virus, période pendant laquelle il est contagieux (exactement comme l'herpès humain "ressort" en cas de coup de pompe ou de coup du sort -- bien sûr, s'il s'agit de virus de la même famille, l'herpès félin n'est pas transmissible à l'homme, pas plus d'ailleurs que l'herpès humain n'est transmissible au chat).

La plupart des chats exposés à l'herpès virus félin en restent porteurs chroniques (80 à 90%). Et comme ce virus est très fréquent dans la population féline (on estime que de 5 à 9 chats sur 10 y ont, à un moment ou un autre de leur vie, été exposés[1]), c'est, ma foi, une situation assez commune.

Un chat vacciné et qui n'est pas soumis au stress peut être porteur latent d'herpès virus sans que nul ne s'en doute, le virus restant "contenu" en deça du seuil d'expression des symptômes de l'infection -- et c'est tant mieux, et pour cela qu'on vaccine! En revanche, le "seuil" d'excrétion du virus étant plus bas, il peut infecter ses congénères à l'insu de tous, contribuant à la joyeuse fréquence de ce virus chez le chat.
Il est d'ailleurs assez difficile de savoir avec certitude si un chat est porteur latent d'herpès virus (il faut prévoir de le stresser environ une semaine avant le prélèvement, pour qu'il excrète le virus s'il le porte).

L'herpès virus a une faible résistance dans l'environnement (quelques heures), de sorte qu'il se transmet principalement par contact direct entre chats ("bisoux", éternuements, ...), même si la contamination indirecte reste possible.
D'autre part, ce virus déteste la chaleur et le sec (c'est la raison pour laquelle il adoooore les muqueuses nasales et oculaires, bien humides et plus fraîches !).

Souvent, un chat qui fait une crise d'herpèsvirose mange moins et il est préférable de lui donner une nourriture très appétente.

Calicivirus félins

Outre des écoulements nasals et oculaires, la calicivirose s'accompagne aussi d'une irritation buccale (gingivite, ulcérations).

On estime que 15 à 20% des chats infectés par des calicivirus restent porteurs chroniques du virus[2]. Ils peuvent excréter le virus et, par conséquent, le transmettre à leurs congénères. Ce statut d'excréteur peut perdurer pendant plusieurs mois, voire années, voire à vie.
Néanmoins, de nombreux chats porteurs et excréteurs de calicivirus, si ce n'est la majorité, restent asymptomatiques[3] -- là aussi, c'est tant mieux et pour-cela-qu'on-vaccine, même si reste le problème de la contagion aux copains.

La particularité de cette famille de virus est leur capacité élevée à muter, de sorte qu'il en existe énormément de souches différentes (un peu comme le virus de la grippe chez l'homme évolue très rapidement, avec un variant différent qui prévaut chaque année).
Certaines souches de calicivirus sont plus virulentes que d'autres.
Ainsi, la calicivirose peut se présenter sous d'autres symptômes qu'un seul coryza : pneumonie, mais aussi arthrite, problèmes digestifs, affaiblissement général et syndrome hémorragique fébrile, lequel est caractérisé par des œdèmes sur les membres et la tête, des ulcérations sur la peau, une forte fièvre, des difficultés à respirer. Ce syndrome très grave peut mettre la vie du chat en danger ; s'il est relativement rare, il est lié aux souches hypervirulentes de calicivirus ; des cas sont apparus surtout aux Etats-Unis, mais également en Europe (en Angleterre et en France)[4].

En termes de vaccination, le problème posé par l'existence de nombreux variants de calicivirus (avec l'apparition de nouvelles souches !) est de s'assurer que minou soit bien protégé contre le maximum de versions du virus qu'il pourrait rencontrer. Et là, à la différence de la grippe chez l'homme, la médecine vétérinaire n'a pas le même rythme (et les mêmes moyens!) que la médecine humaine, et la mise au point de nouveaux vaccins ne va pas forcément à la même vitesse que les mutations du virus. Néanmoins, les choses évoluent en la matière, et de nouveaux vaccins ciblent des souches récentes & prévalentes.
Ainsi, il est peut-être préférable de s'assurer que minou ait été vacciné au moins une fois avec un vaccin basé sur des souches récentes ou de varier les souches si, malgré sa vaccination, un chat présente une calicivirose aiguë (bien sûr, ces décisions relèvent du vétérinaire, en fonction de la situation précise du chat).

A titre indicatif, le tableau ci-dessous indique les souches utilisées dans les principaux vaccins commercialisés en France.

Souche Nom commercial
Souche Cornell F9 Isolée en 1958, c'est une souche ancienne utilisée dans les vaccins vivants atténués.
Si les vaccins utilisant cette souche permettent une protection modérée contre les variants plus récents[5], elle n'est vraisemblablement plus, en tant que telle, dominante aujourd'hui[6].
Felocell® (Pfizer)
Feligen® (Virbac)
Nobivac® (Intervet)
Souche 255 Isolée en 1970, cette souche est utilisée dans les vaccins à agents entiers inactivés. Eurifel® (Merial)
Fevaxyn® (Fort Dodge)
Souches 431 & G1 Déposées en 1999, ces souches plus récentes ont été isolées à partir d'échantillons français et anglais.
Il s'agit de souches éloignées l'une de l'autre pour permettre une protection croisée (spectre de protection le plus large possible)[7].
Purevax® (Merial)


Une autre particularité des calicivirus, à la différence de l'herpès virus, est leur résistance importante dans l'environnement: les calicivirus peuvent survivre "à l'air libre" pendant plus d'une semaine. Ainsi, on peut "ramener" des calicivirus à la maison si, par exemple, on a câliné un chat excréteur avant de rentrer prendre le sien dans ses bras.

Enfin, les calicivirus jouent un rôle dans les gingivites et stomatites chroniques. Néanmoins, ce problème (douloureux!) est vraisemblablement multifactoriel, associé à une mauvaise réponse immunitaire[8].
Par précaution, l'utilisation de vaccins vivants modifiés, même après extraction des dents (une mesure souvent nécessaire en cas de gingivito-stomatite chronique) est contre-indiqué, par précaution[9].

Chlamydiose (ou chlamydophilose)

La chlamydiose touche surtout les yeux, et se présente principalement comme une conjonctivite, éventuellement associée à un rhume.
Les chatons y sont particulièrement sensibles ; chez eux, les symptômes sont particulièrement aigus.

Il est très fréquent que des chats ayant été en contact avec des chlamydiæ en restent porteurs asymptomatiques et "rechutent" de loin en loin.

Le fait que la chlamydia soit une bactérie change la donne en terme de vaccination puisqu'elle peut être combattue par antibiotiques (à la différence des virus qui se moquent des antibiotiques comme de leur première particule virale).
Le vaccin contre la chlamydia, quant à lui, permet de limiter l'expression des symptômes, mais sans empêcher l'infection et l'excrétion.
Aussi, face à cette alternative, la valence chlamydiose appartient-elle aux vaccins "optionnels" et le choix de vacciner ou non son ou ses chat(s) contre la chlamydiose dépend-il de chaque situation, en fonction notamment des risques que minou y soit exposé : accès extérieur, nombre de chats, et, surtout, présence ou non de cette bactérie chez ses chats, à décider de concert avec son vétérinaire.

Avec une résistance à l'air libre de quelques heures à quelques jours, la chlamydiose peut éventuellement être transmise indirectement (ah le câlin au minou du coin qui s'avère être une "menace bactériologique" pour les siens!), quoique cela soit peu fréquent.

La chlamydiose féline peut, parfois, être transmise à l'homme. C'est rare et bénin, mais ceci pour souligner simplement l'importance de se laver les mains après avoir soigné les yeux de son chat !

Enfin, il existe quelques autres agents du coryza. Le plus connu, parce qu'assez fréquent, est une bactérie, la bordetella, qui, outre les symptômes classiques du coryza, peut être associée à une toux (il existe d'ailleurs un vaccin aux Etats-Unis, qui n'a pas d'AMM en France car d'efficacité assez controversée, d'autant que cette bactérie n'est pas toujours très virulente chez le chat, à la différence du chien - "toux du chenil").
Il y en a une tripotée d'autres, plus rares, qui peuvent être traités et/ou que les chats combattent généralement assez bien.

Le typhus (ou panleucopénie féline)

Typhus veut dire "prostration" et panleucopénie "perte globale des globules blancs".

Maladie très grave, souvent mortelle, la panleucopénie féline n'est, certes, pas très commune. Pour autant, elle n'a pas disparu, et persiste de façon endémique (tous les chats n'étant pas vaccinés). Maladie très contagieuse, elle constitue un réel danger pour les chats non-vaccinés. Un chat atteint de typhus a une gastro-entérite aiguë (ses cellules intestinales sont progressivement détruites et il ne peut plus absorber les nutriments de son alimentation). Il est généralement prostré. D'autre part, ses globules blancs disparaissent peu à peu, de sorte que le chat n'a plus de défenses immunitaires. Bref, le typhus, c'est grave.

Très efficace, le vaccin contre le typhus empêche que minou soit infecté et constitue donc la meilleure protection contre cette maladie. La valence typhus fait partie des vaccins essentiels, "à faire automatiquement" à nos compagnons poilus, qu'ils aient accès à l'extérieur (où ils pourraient rencontrer des animaux infectés) ou non.
Ce virus a en effet la particularité d'être extrêmement résistant à l'air libre (plusieurs mois !) et les contaminations indirectes sont donc possibles.

Felv - Leucose

Les chats jeunes sont plus sensibles à ce virus. La résistance à la leucose augmente avec l'âge (sans pour autant jamais atteindre une "résistance naturelle" qui dispense de vaccination !).

La leucose, maladie grave et souvent mortelle, reste assez prévalente chez les "chats de dehors", tous les chats n'étant pas vaccinés. Laisser son chat sortir rend nécessaire la vaccination contre la leucose. La vaccination contre la leucose, "optionnelle", peut aussi être utile pour les groupes de chats, par précaution, tout comme pour les chatons étant donné leur forte susceptibilité à ce virus. En tout état de cause, elle dépend du risque d'exposition réel.

Vous pouvez en lire davantage sur la leucose sur la page FIV & Felv.

La rage

Parce que la rage est transmissible à l'homme, la vaccination antirabique est strictement réglementée. Bonne nouvelle, notre pays est très officiellement déclaré exempt de rage depuis 2001. Par conséquent, le vaccin antirabique est optionnel pour les chats casaniers.

Pour les minous qui suivent leurs maîtres nomades en vacance, les tracasseries commencent...

Pour circuler à l'intérieur de l'Europe, minou doit être vacciné contre la rage (vaccination indiquée d'ailleurs dans son passeport européen ET un joli formulaire cerfa pour rentrer en France). Il est considéré comme protégé un mois après l'injection.

Mais pour 4 pays européens (Royaume-Uni, Irlande, Suède, Malte), il faut en plus un titrage antirabique agréé, avec possibilité de quarantaine -- autant oublier tout de suite les vacances en Angleterre avec minou ! L'harmonisation européenne devrait néanmoins mettre fin à cette situation.

Bref, avant un déplacement à l'étranger avec son chat, mieux vaut se renseigner et prévoir à l'avance (un mois) son vaccin contre la rage et/ou son éventuel titrage.

Les maladies infectieuses contre lesquelles il n'y a pas encore de vaccins

Le FIV (virus de l'immunodéficience féline) est aussi appelé "sida du chat", par la proximité des symptômes avec ceux de cette maladie. C'est une maladie grave, incurable, souvent mortelle.
Il existe plusieurs variants du virus (cinq). Un vaccin existe aux EU et au Canada (Fel-o-vax® FIV), mais il n'a pas d'AMM en France. Ce vaccin est en effet efficace contre le variant B, mais pas contre le variant A, plus virulent (ces deux variants sont ceux qui sont dominants dans notre pays).

Vous pouvez en lire davantage sur le FIV sur la page qui lui est consacrée.

La PIF (péritonite infectieuse féline) ne se transmet pas directement : il s'agit d'une mutation de coronavirus bénins, très fréquents (plus d'information sur la page consacrée à la péritonite infectieuse féline).
Là encore, un vaccine existe aux Etats-Unis (Primucell®), mais il n'a pas non plus d'AMM en France : il est en effet efficace uniquement pour des chats de plus de 16 semaines, qui n'ont jamais été en contact avec des coronavirus, ce qui n'est pas la situation la plus fréquente.

Mais l'existence de vaccins "semi-efficaces" contre ces maladies laisse espérer le développement de vaccins efficaces-tout-court dans l'avenir, plus ou moins proche...

Quelques éléments supplémentaires sur la vaccination...

Le principe de la vaccination

Quand un microbe nous attaque et qu'on tombe malade, une cascade de réactions défensives se mettent en place pour contrer l'infection. Si les premières lignes de défense immunitaire sont "généralistes", les acteurs mobilisés en fin de chaîne sont de vrais "snipers", qui ont appris à reconnaître et à cibler spécifiquement l'agent infectieux.
Et, si le même microbe attaque à nouveau, les "snipers" agiront cette fois très vite et très fort : ils connaissent déjà l'ennemi. L'infection sera alors très limitée, voire empêchée (ainsi, chez nous, si la bactérie qui entraîne la scarlatine ou le virus des oreillons se "repointe" quand on les a "déjà vus", en principe cette fois le système immunitaire ne leur laissera pas le temps de s'installer). Le système immunitaire a en effet la très bonne idée de conserver un "registre" des ennemis vaincus : il existe une mémoire immunologique.

La vaccination repose sur une idée toute simple : on va mimer l'infection naturelle pour que le système immunitaire apprenne à le reconnaître spécifiquement et soit prêt à le combattre le jour où il le rencontre "en vrai" ; mais, bien sûr, c'est une simple "simulation de combat", l'agent infectieux étant présenté en "version inoffensive" pour éviter que l'infection ait réellement lieu !

Bref, si tu veux la paix, prépare la guerre, car il vaut mieux prévenir que guérir... ou surtout ne pas guérir dans le cas de maladies très graves comme le typhus ou la leucose pour le chat (ou, par exemple, la diphtérie pour nous).
La vaccination, c'est un peu l'archétype de la médecine préventive, puisqu'en principe, on ne vaccine que des animaux en bonne santé.

Les différents types de vaccins : vaccins vivants, vaccins inertes, vaccins moléculaires

Les agents du systèmes immunitaire sont comme des policiers du corps qui vérifient en permanence les "papiers d'identité" de tout ce qui circule dans l'organisme.
Les papiers d'identité d'un agent infectieux, molécules qu'il arbore à sa surface, c'est ce qu'on appelle un antigène : ce sont par ces "marques du non-soi" que le système immunitaire identifie un microbe. Quand il apprend à lutter spécifiquement contre lui, le système immunitaire élabore des anticorps : ces molécules sont les "antithèses" des antigènes (comme le ying et le yang). Les anticorps s'accrochent aux antigènes et entraînent leur neutralisation par l'un des différents mécanismes dont dispose "l'armée" immunitaire.

Le rôle d'un vaccin est donc, techniquement, de faire connaître l'antigène de tel ou tel agent infectieux au système immunitaire. Il y a plusieurs façons d'introduire cet antigène et il existe ainsi plusieurs familles de vaccins.

Le principe est simple : le vaccin va introduire dans le corps le microbe concerné, qu'il s'agisse d'un virus, d'une bactérie, etc (agent vivant), mais celui-ci a été "désarmé", privé de son pouvoir pathogène (atténué).
"Vivant", l'agent pathogène-dépathogènisé garde la capacité de se multiplier, et le système immunitaire a tout loisir d'apprendre à le reconnaître durant cette "simulation ultra-réaliste" d'infection, mais sans en subir les "dommages collatéraux", les symptômes.

Au niveau des avantages, les vaccins à agents vivants atténués tendent globalement à induire une immunisation forte et durable étant donné qu'ils miment des conditions très proches de l'infection naturelle. La protection qu'ils entraînent tend aussi à se mettre plus rapidement en place. Ils assurent schématiquement une meilleure immunité locale (au niveau des muqueuses!). Enfin, pour la primo-vaccination des chatons, les vaccins vivants surmontent mieux l'immunité colostrale résiduelle (cf. infra).
Réciproquement, au niveau des inconvénients, ils peuvent, parfois (c'est rare), garder un pouvoir pathogène résiduel... et donc entraîner en réaction une partie de l'infection en question chez des animaux faibles. Aussi, ce type de vaccin est contre-indiqué chez les animaux immunodéprimés et, par précaution, les très jeunes chatons (moins de 4 semaines).

C'est surtout pour les valences coryza (herpès/calici) & chlamydiose, pour lesquelles le vaccin ne permet pas d'empêcher totalement l'infection mais seulement de la limiter, que l'éventuelle virulence résiduelle des agents vivants rend le choix de leur utilisation fortement dépendant du contexte. Par exemple (ce n'est qu'un exemple schématique), pour un groupe de chats qui est exempt de calicivirus, on pourra préférer un autre type de vaccins, pour éviter l'éventuel problème de la "création" de porteurs asymptomatiques dans un groupe où le germe était absent[10]. Dans un groupe de chats sans chlamydiæ, on renoncera par exemple à la valence. A l'inverse, pour un chat qui a de forts risques d'être exposé à ces microbes, comme, par exemple, dans un groupe de chats où ces germes sont déjà présents, ce type de vaccin pourra constituer une "arme de choix" (et c'est ainsi, par exemple, que la valence chlamydia est globalement "réservée" aux groupes où cette bactérie pose des problèmes persistants). Chaque cas étant particulier, ce type d'évaluation ne peut être faite que par un vétérinaire.

A titre indicatif, le tableau ci-dessous regroupe les différents vaccins à agents vivants atténués commercialisés en France.

Valence Vaccins vivants atténués
Coryza - Herpès virus Purevax® (Merial)
Feligen® (Virbac)
Felocell® (Pfizer)
Nobivac® (Intervet)
Coryza - Calicivirus Feligen® (Virbac)
Felocell® (Pfizer)
Nobivac® (Intervet)
Typhus Feliniffa® (Merial)
Purevax® (Merial)
Eurifel® (Merial)
Quadricat® (Merial)
Feligen® (Virbac)
Felocell® (Pfizer)
Nobivac® (Intervet)
Chlamydiose Felocell® (Pfizer)
Purevax® (Merial)

Là aussi, tout est dans le titre : c'est à nouveau "tout le microbe" qui est introduit, mais il a été, cette fois, tué au préalable. Il n'a donc plus de pouvoir pathogène résiduel (il est mort...), mais il n'a plus non plus de capacité à se multiplier (il est mort, toujours...), de sorte que la simulation est moins proche de ce qui se passe "en vrai". Schématiquement, ils mobilisent moins le système immunitaire, tous ses acteurs n'étant pas aussi sollicités.
Aussi, les vaccins tués sont-ils fréquemment adjuvés, l'adjuvant ayant alors un rôle de "catalyseur" favorisant la bonne présentation des antigènes et la mise en place d'une réaction immunitaire spécifique. Des vaccins plus récents parviennent à faire l'économie de l'adjuvant, cependant.

Schématiquement, les bénéfices/risques sont inversés par rapport aux vaccins "vivants".
En termes d'avantage, les vaccins à agents inertes ne présentent plus le risque d'une virulence résiduelle et de l'éventuel problème de la "création" de porteurs chroniques asymptomatiques.
Réciproquement, l'immunité qu'ils induisent est globalement moins durable, plus modérée... et donc plus exigeante en rappels. L'immunité locale (au niveau des muqueuses) est également, schématiquement, moindre. La présence d'adjuvants entraîne parfois une réaction inflammatoire locale. Enfin, pour la primo-vaccination des chatons, les vaccins tués sont facilement contre-carrés par les anticorps maternels, ce qui suppose, pour une immunisation optimale, qu'ils soient administrés après la disparition de la protection colostrale (cf. infra).

A titre indicatif, le tableau ci-dessous regroupe les différents vaccins à agents entiers inactivés commercialisés en France.

Valence Vaccins entiers inactivés
Coryza - Calicivirus Fevaxyn® (Fort Dodge)
Purevax® (Merial)
Quadricat® (Merial)
Eurifel® (Merial)
Coryza - Herpès virus Fevaxyn® (Fort Dodge)
Typhus
Leucose
Chlamydiose
Rage Tous (c'est la réglementation)

Les vaccins de sous-unités sont également des vaccins de type inactivé, mais, cette fois, ce n'est plus "tout" le virus ou "toute" la bactérie qu'on introduit, mais seulement un "bout" de cet agent infectieux ; il s'agit des portions antigéniques du microbe, celles qui lui servent de "papiers d'identité" que le système immunitaire apprend à identifier spécifiquement.
Les vaccins sous-unités sont adjuvés, pour les mêmes raisons que les vaccins à agents tués "classiques".

Les agents introduits dans l'organisme étant débarassés de toutes "portions indésirables" des microbes, ces vaccins tendent à limiter le "coup de pompe" post-vaccinal qu'on peut parfois observer. En théorie, ils peuvent même être innoculés à des femelles gestantes en cas de besoin.

Valence Vaccins sous-unitaires (inactivés)
Coryza - Herpès virus Quadricat® (Merial)
Eurifel® (Merial)
Leucose Leucogen® (Virbac)
Leukocell-2® (Pfizer)

Avec ce type de vaccins, on entre de plain pied dans le domaine des vaccins nés de la "technologie triomphante".

Sous l'étiquette de vaccins recombinants, on range tous les vaccins qui "tripotent" le matériel génétique du microbe. Il peut s'agir, par exemple, de priver le microbe des gènes qui font sa virulence (l'idée étant d'obtenir un vaccin vivant modifié, avec une maîtrise plus grande du problème de la virulence résiduelle). Une autre approche consiste, par exemple, à isoler le gène qui code pour sa fraction antigénique : le principe est le même que pour les vaccins de sous-unités, mais cette fois, ce n'est plus le "bout" du microbe qui est introduit, mais le gène qui sert à le fabriquer. Ce gène est introduit via un vecteur, un "faux microbe" pas dangereux : ce sont les vaccins vectorisés.
Bref, sans rentrer davantage dans les détails, les vaccins recombinants représentent la "nouvelle génération" vaccinale. Le but est d'élaborer des vaccins qui "vont à l'économie", en combinant efficacité ciblée et forte innocuité, le tout sans avoir besoin d'adjuvant.

Valence Vaccins recombinants
Leucose Purevax® Felv (Merial)
Eurifel® Felv (Merial)
Protection maternelle & primo-vaccination

Dans les premières heures de leur vie, les chatons têtent un "lait particulier" : c'est le colostrum.

Le colostrum contient des anticorps de maman-chatte, que les petits nouveaux-nés ont la capacité d'intégrer à leur organisme durant leurs premières heures dans ce monde. Pour les premières semaines de leur vie, ces anticorps maternels assureront leurs défenses immunitaires par intérim. La vie est merveilleusement bien faite.

La protection colostrale a une durée plus ou moins étendue. Cela dépend, par exemple, de la quantité de colostrum qu'ont ingéré les chatons (portée nombreuse ou bébé unique, mammelles peu généreuses...) ou de l'exposition ou non à tels agents infectieux (à l'évidence, dans un environnement où il y a des insérez-ici-le-nom-d'un-agent-infectieux, un chaton épuisera plus rapidement son "stock" d'anticorps maternels qu'un chaton qui grandit dans un environnement où ces germes sont absents). En outre, cela dépend aussi des germes (la protection colostrale est généralement plus courte pour l'herpèsvirus que pour les calicivirus, par exemple). Bref, chaque situation est différente...

En moyenne, les taux d'anticorps maternels commencent à descendre à partir de 4 semaines, le système immunitaire des chatons se mettant à prendre le relais. Les anticorps de maman disparaissent progressivement entre 1 mois/1 mois ½ et 3 mois/3 mois ½. En moyenne, ils ont quasi-disparu quand le chaton a 2 mois ½. En tout état de cause, les anticorps colostraux ont intégralement disparu entre le 4° et le 5° mois du chaton.

Vous trouverez un article super-détaillé sur le colostrum, son rôle protecteur, les solutions à envisager en cas de carence ou pour les chatons orphelins, etc. sur le site de l'AFAS : le colostrum et les défenses immunitaires du chaton.

La primo-vaccination, c'est donc tout l'art de prendre le relais au bon moment...

Administrés trop tôt, les vaccins seront neutralisés par les anticorps maternels sans permettre d'immunisation (et, réciproquement, neutraliseront au passage une bonne partie de ces anticorps intérimaires qui servent de protection au chaton).
Administrés trop tard, le trou immunitaire des chatons sera prolongé (le trou immunitaire est cette période sensible où les chatons ne sont plus ou plus assez protégés par les anticorps maternels sans qu'ils ne fabriquent encore suffisamment d'anticorps par eux-mêmes ni que l'immunité vaccinale soit encore en place ; de durée variable, il se situe quelque part entre le 1° et le 3° "moisiversaire" du chaton, plus généralement entre le 1° et le 2°).

Tout l'aspect artistique de la chose réside dans le fait que "trop tôt" et "trop tard" ne sont pas des dates fixes pour tous les chatons de la terre, mais dépendent du contexte.
De façon générale, la primo-vaccination se fait en 2 fois, avec une première injection vers 8-9 semaines et une seconde vers 11-12 semaines. L'idée, c'est qu'à 8 semaines ils ont généralement perdu une bonne partie de leur protection colostrale et seront immunisés. La 2° injection finalise l'immunisation par effet de rappel ... ou se chargera de la mettre en place contre les agents qui auraient éventuellement été neutralisés au premier coup !.
Cependant, des chatons qui sont arrivés dans ce bas monde en pleine crise de insérez-ici-le-nom-d'un-agent-infectieux pourront peut-être avoir bien besoin d'une première injection à insérez-ici-une-date-autour-de-6-semaines-sur-avis-vétérinaire. Cela pourrait aussi être le cas de leur copain né d'une mère assez avare en colostrum, etc.
A l'inverse, un chaton qui ira rejoindre une maison pleine de chats ou tout autre contexte où il aura potentiellement plus de risques d'être exposé à tel ou tel agent infectieux, pourrait éventuellement bénéficier d'une 3° injection vers 3 mois ½ / 4 mois[11], par "sécurité", au cas où leur protection maternelle aurait contre-carré leur immunisation effective (les anticorps maternels dirigés contre le typhus, peuvent, par exemple, perdurer bien au-delà de la 12° semaine).
Bref, contexte, sur-mesure et... dialogue avec vétérinaire.

L'interférence entre vaccin et immunité colostrale dépend aussi du type de vaccin : schématiquement, les vaccins à agents vivants atténués tendent à mieux la surmonter et permettre une immunisation en dépit de la présence d'anticorps maternels, quand les vaccins à agents inertes sont globalement plus sensibles à leur neutralisation.

Le premier rappel, un an après les premières injections, appartient d'une certaine manière au cycle de la primo-vaccination, en finalisant la mémoire immunologique par "rappel" justement (et, éventuellement, si les injections avaient été neutralisées par les anticorps colostraux, il vaccinera tout court!).

Les rappels et leur fréquence

Traditionnellement, les rappels de vaccination se font annuellement. Cependant, entre le gain en efficacité des vaccins récents et le développement d'études de longue durée sur la protection vaccinale, la vaccination de minou tend à se rapprocher de ce qui est pratiqué en médecine humaine : une vaccination plus personnalisée, avec des rappels plus espacés.

Pour la valence coryza (herpès/calici), les études sur l'immunité de longue durée ont montré que les chats vaccinés (tant avec des vaccins tués que vivants modifiés) restaient protégés jusqu'à 3 à 4 ans[12]. Pour les chats à faibles risques d'exposition notamment, les rappels devraient tendre de plus en plus à être espacés à une fois tous les 3 ans[13].

Le vaccin contre le typhus est non seulement un des plus efficaces mais de ceux qui offre la protection la plus durable, puisque des chats ont prouvé qu'il étaient toujours protégés 3 ans après leur vaccination, et jusqu'à 7 ans après[14]. Là aussi, les rappels tendent à être espacés à tous les 3 ans[15] (ou bien sûr, en cas d'épidémie, "à la demande").

Il n'y a pas d'étude sur l'immunité de longue durée pour la leucose. Les différentes recommandations oscillent entre le maintien du rappel annuel et un espacement à une fois tous les deux ans[16].

La réglementation pour le vaccin antirabique n'est pas encore uniforme au niveau européen. En France, le rappel doit être fait annuellement pour que le chat soit considéré comme protégé (même s'il est possible de le vacciner "à la demande" en fonction des déplacements, un mois à l'avance). Ironiquement, pour exactement les mêmes vaccins, d'autres pays ne demandent qu'un rappel tous les 3 ans. Une harmonisation à venir permettra sans doute de simplifier les choses !

Enfin, le choix des vaccins à administrer ou non, hormis les valences "pour tous" (coryza & typhus), est vraiment entièrement dépendant des risques d'exposition du chat, et, partant, de son mode de vie. Le chat d'extérieur ou "voyageur" paie sa liberté par quelques piqûres supplémentaires par rapport à son ami le chat d'intérieur ! Age, historique des vaccinations précédentes (types de vaccins, réactions éventuelles...) & état de santé du chat entrent également dans l'équation. Bref... cas par cas.

D'autres lectures en ligne

Si votre chat est malade, consultez votre vétérinaire
Vaccinations

En français

La SFF a organisé en mars 2006 un séminaire intitulé "Actualités sur la vaccination du chat" à l'ENV d'Alfort : les actes de cette journée peuvent être commandés sur le site de la SFF.
On peut aussi en trouver un résumé sur le site de la chatterie Chacoleterie (M.B. Paulet) : séminaire vaccination, qui est vraiment très bien fait ; et, sur le portail Birmania and co, une synthèse de l'intervention du Pr. J.P. Gannière, Différents types de vaccins et modalités vaccinales.

P'tits vaccins - sur Cooncept.

Vaccinations (ENV d'Alfort)

La vaccination du chat (site d'un cabinet vétérinaire belge - à noter que la réglementation pour la rage n'est pas tout à fait la même qu'en France, et que Primucell® a une AMM, à la différence de notre pays).

Vaccins pour chats (partie 1) et Vaccins pour chats (2° partie) (Association canadienne des médecins vétérinaires).

Votre vétérinaire demeure votre meilleur conseiller en matière de vaccination (Association Canadienne des Médecins Vétérinaires)

En anglais

Vaccine FAQ and general information (Dr. W. Brooks, site veterinary partner, Etats-Unis)

Vaccination of cats (FAB - Feline Advisory Bureau, Angleterre)

Vaccinating your cat (FAB - Feline Advisory Bureau, Angleterre)

En français

Les vaccins : comment fonctionnent-ils ? (Association Canadienne des Médecins Vétérinaires)

Le monde du vaccin vétérinaire, Centre Belge d'Information Pharmacothérapeutique - format pdf.
Détaille les avantages et les inconvénients des différents types de vaccins.

Eloit, M., Vaccins traditionnels et vaccins recombinants, INRA Productions animales, 1998.
Très technique mais très détaillé sur les différents types de vaccins.

En anglais

Feline vaccines : benefits and risks (école vétérinaire de Cornell, Etats-Unis).

All vaccines are not alike, Dr. Ford (North Carolina State University), The vaccination website for dogs and cats.
Tableau synthétique des avantages/incovénients des différents types de vaccins.

Wedlock, N, Efficacy and safety of feline viral vaccines : live vs killed virus, Feline Viral Vaccine, 2002.

En anglais

A schedule for vaccination of cats, par le Pr. O. Jarrett.

The 2006 American Association of Feline Practitionners Feline Vaccins Advisory Report panel (Association américaine des praticiens vétérinaires félins) - format pdf.

Veterinary Products Comittee Working Group on Feline and Canine Vaccination - final report, Veterinary Products Committee (Angleterre), 2002 - format pdf.

UC Davis VMTH Canine and Feline Vaccination Guidelines - Ecole vétérinaire d'UC Davis.

Community practice - Ecole vétérinaire de WSU (2005).

Feline vaccination guideline - Ecole vétérinaire de NCSU (2001).

Dr. M. Lappin, Feline Vaccines, World Small Animal Veterinary Association Congress, 2004.

Dr. R. Ford, Feline vaccination protocols, World Small Animal Veterinary Association Congress, 2002.

Dr. D. Eigner, A Winn Feline Foundation Health Article On Feline vaccine guidelines, 1998.

Dr. S. Little, A Winn Feline Foundation Health Article On Establishing vaccination protocols for catteries, 1998.

En français

Les vaccins et leurs effets secondaires, Magazine animal, juin 2006.

En anglais

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Vaccine associated fiborsarcomas (Dr. W. Brooks, site veterinary partner)

Les maladies infectieuses félines

En français

Fromont, E, Analyse comparative de la transmission de cinq virus dans les populations de chats domestiques, thèse de biologie, 1997.
Herpès virus, calicivirus, virus du typhus, Felv, FIV.

En anglais

Feline Viral Diseases (Cornell Feline Health Center)

En français

Le coryza (résumé d'un séminaire UMES du dr. G. Casseleux, 2004)

Feroul, M, Le coryza du chat : essai de traitement homéopathique, thèse d'exercice vétérinaire, 2006 (ENV Lyon) - format pdf.
La première partie présente les agents pathogènes du coryza avec beaucoup de clarté.

Aubert, L., Les maladies respiratoires chroniques obstructives chez le chat, thèse d'exercice vétérinaire, 2002 (ENVA) - format pdf.
Une partie dédiée au coryza chronique.

Personne, L., Démarche diagnostique des infections respiratoires félines, thèse d'exercice vétérinaire, 2005 (ENVA) - format pdf.
Description détaillée des différents agents pathogènes.

En anglais

Dr. H. Nash, Feline Upper Respiratory Disease Complex.

Feline Respiratory Disease Complex : Feline Rhinotracheitis Virus (FRV) and Feline Calicivirus (FCV), Dr. Ned Kuehn.

Dr. D. Addie, Feline Infectious Upper Respiratory Disease and Chronic Gingivostomatitis

En français

Boularand, M., L'herpèsvirose féline, étude bibliographique, thèse d'exercice vétérinaire, 2003 (ENV Lyon) - format pdf.
Caractéristiques de l'herpès virus félin, symptômes cliniques, traitement et prophylaxie (partie d'intérêt très pratique).

L'herpèsvirus, principale cause du "coryza du chat" : les experts de l'ABCD recommandent de vacciner un plus grand nombre de chats, EABCD - Comité consultatif européen sur les maladies félines, 2006 - format pdf.

Groux, A, Apport de la méthode PCR au diagnostic des lésions cornéennes d'origine herpétique chez le chat, thèse d'exercice vétérinaire, 2002 (ENVA) - format pdf.
Commence par la description détaillée des affections oculaires herpétiques.

En anglais

ABCD Guideline on Feline Herpesvirus-1, EABCD - Comité consultatif européen sur les maladies félines, 2006 - format pdf.

Feline Herpetic Keratitis (eyevet.info)

En français

Mesnard, E, Importance des infections virales dans les inflammations chroniques de la cavité buccale du chat : Etude clinique, thèse d'exercice vétérinaire, 2002 (ENV Nantes) - format pdf.

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Radford et al, Feline Caliciviruses, Vet.Res. , 2006.
Une excellente revue de l'état des connaissances.

Dr. D. Addie, Feline chronic gingivostomatitis.

Poulet et al, Feline Caliciviruses : a challenge for vaccines, WSAVA Congress, 2004.
Informations sur les nouveaux vaccins contre les calicivirus par leurs développeurs.

La chlamydiose, Felis, 2000.

Vaccins du chien et du chat : le point sur la prévention des maladies bactériennes, école vétérinaire de Liège - format powerpoint

Guetta, F., Diagnostic de la chlamydiose féline par PCR, thèse d'exercice vétérinaire, 2005 (ENV Alfort) - format pdf.
Débute par la présentation des propriétés et des signes cliniques de la chlamydophilose

En français

Le typhus (résumé d'un séminaire UMES du dr. G. Casseleux, 2004).

La panleucopénie féline (association canadienne des médecins vétérinaires)

Panleucopénie féline, maladie mortelle - les experts de l'ABCD recommandent une revaccination tous les 3 ans, EABCD - Comité consultatif européen sur les maladies félines, 2006 - format pdf.

En anglais

Feline Distemper (Panleukopenia) (dr. W. Brooks, site veterinary partner).

ABCD guideline on Feline Panleukopenia, EABCD - Comité consultatif européen sur les maladies félines, 2006 - format pdf.

Feline Panleukopenia virus, extrait de The Cornell Book of Cats.

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[3] Dr. D. Addie, Feline infectious upper respiratory disease and chronic gingivostomatitis.

[4] Pedersen et al., An isolated epizootic of hemorrhagic-like fever in cats caused by a novel and highly virulent strain of feline calicivirus, 2000.
Schor-Evans et al., An epizootic of highly virulent feline calicivirus disease in a hospital setting in New England, JFMS, 2003.
Hurley et al., Update on feline calicivirus: new trends, Vet Clin North Am Small Anim Pract, 2003.
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[5] Pedersen et al., An isolated epizootic of hemorrhagic-like fever in cats caused by a novel and highly virulent strain of feline calicivirus, 2000.

[6] Lauritzen, et al., Serological analysis of feline calicivirus isolates from the United States and United Kingdom, Vet Microbiol, 1997.
D'autres études ont aussi été faites au Japon, et montrent des résultats similaires pour les souches F9 et 255 (voir par exemple Hohdatsu et al, Neutralizing Feature of Commercially Available Feline Calicivirus (FCV) Vaccine Immune Sera against FCV Field Isolates, 1999).

[7] Poulet et al., Immunisation with a combination of two complementary feline calicivirus strains induces a broad cross-protection against heterologous challenges, Vet microbiol, 2005.

[8] Dr. D. Addie, Feline infectious upper respiratory disease and chronic gingivostomatitis, p. 7.
Harley et al., Cytokine mRNA Expression in Lesions in Cats with Chronic Gingivostomatitis, CDLI, 1999.

[9] Dr. D. Addie, Feline infectious upper respiratory disease and chronic gingivostomatitis, p. 9.

[10] Radford, et al., Endemic infection of a cat colony with a feline calicivirus closely related to an isolate used in live attenuated vaccines, Vaccine, 2001.

[11] Pr. J.P. Gannière, Différents types de vaccins et modalités de la vaccination chez le chat, "Actualités sur la vaccination du chat", séminaire SFF, 2006.

[12] Scott, Long-term immunity in cats vaccinated with an inactivated trivalent vaccine, Am J Vet Res, 1999
Lappin et al, Use of serologic tests to predict resistance to feline herpesvirus 1, feline calicivirus, and feline parvovirus infection in cats, JAVMA, 2002.
Mouzin et al, Duration of serologic response to three viral antigens in cats, JAVMA, 2004.
Gore et al, Three-year duration of immunity in cats following vaccination against feline rhinotracheitis virus, feline calicivirus, and feline panleukopenia virus, Vet Ther, 2006.

[13] Pr. O. Jarett, Sur-vaccinons nous ? - Calendrier vaccinal, approche critique, "Actualités sur la vaccination du chat", séminaire SFF, 2006.
AAFP, The 2006 American Association of Feline Practitionners Feline Vaccins Advisory Report panel, 2006.
UC Davis VMTH Canine and Feline Vaccination Guidelines - Ecole vétérinaire d'UC Davis.

[14] Scott, Long-term immunity in cats vaccinated with an inactivated trivalent vaccine, Am J Vet Res, 1999
Gore et al., Three-year duration of immunity in cats following vaccination against feline rhinotracheitis virus, feline calicivirus, and feline panleukopenia virus, Vet Ther, 2006.

[15] Pr. O. Jarett, Sur-vaccinons nous ? - Calendrier vaccinal, approche critique, "Actualités sur la vaccination du chat", séminaire SFF, 2006.
AAFP, The 2006 American Association of Feline Practitionners Feline Vaccins Advisory Report panel, 2006.
UC Davis VMTH Canine and Feline Vaccination Guidelines - Ecole vétérinaire d'UC Davis.

[16] Pr. O. Jarett, Sur-vaccinons nous ? - Calendrier vaccinal, approche critique, "Actualités sur la vaccination du chat", séminaire SFF, 2006.
AAFP, The 2006 American Association of Feline Practitionners Feline Vaccins Advisory Report panel, 2006.
Lappin, M, Feline Vaccines, World Small Animal Veterinary Association, 2004.

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