Le Felv, virus leucémogène félin, est un rétrovirus.
Les virus, ce sont les gènes réduits à leur plus simple expression... puisque c'est exactement cela : un virus, c'est un peu d'ADN (ou éventuellement son double déjà-prêt-à-l'emploi, l'ARN) à l'intérieur d'une boîte. Certains virus poussent bien la coquetterie et le perfectionnement à avoir en sus une enveloppe, mais, globalement, un virus ce n'est "que" cela : un bout de génome dans une protection minimale. Tant de simplicité le rend incapable de se multiplier tout seul (du coup, les classifications humaines le laissent aux portes du vivant, qui commence avec les bactéries -- l'unité cellule).
Incapable de se multiplier seul, donc,
un virus est un "pirate" de cellule.
Une fois qu'il s'y est infiltré,
il y trouve tout ce dont il a besoin :
énergie, matière première et toute la machinerie
cellulaire prête à traduire de l'information génétique... la sienne.
La cellule détournée se met à fabriquer et assembler
des virus, eux-mêmes "simples" plans de montage
d'eux-mêmes, ayant pour seul but de pirater d'autres cellules
qui assureront à leur tour leur reproduction.
Se préoccuper avant tout d'assurer l'avenir de la génération suivante
est un point commun aux virus et aux organismes vivants -- sauf l'homme ;-D
La pauvre cellule piratée paie cher ce détournement : elle est infectée, et, éventuellement, en meurt. Au niveau de l'organisme, cela s'exprime par des symptômes divers et variés (exemple : varicelle = boutons qui grattent).
Pirates des caraïbes ou pirates des airs,
tous les virus n'ont pas le même "degré de perfectionnement"
et les mêmes mécanismes de détournement.
Et les rétrovirus,
ce sont des virus passés très professionnels en la matière.
Un virus "de base" se contente d'utiliser
la machinerie cellulaire : il laisse le noyau tranquille
mais utilise les outils de la cellule.
Un rétrovirus, lui, pousse le piratage plus loin :
il a la capacité d'intégrer son propre matériel génétique
à l'ADN de la cellule qu'il infecte.
Autrement dit, une cellule infectée par un rétrovirus
se trouve "génétiquement modifiée",
son ADN étant altéré par celui du rétrovirus.
Après un parcours initial par les ganglions et le circuit lymphatique,
le Felv cible les cellules de la moelle osseuse
(les cellules souches à partir desquelles
l'organisme fabrique les différentes cellules du sang:
globules blancs, globules rouges et plaquettes).
Chez 40%[1] des chats exposés au Felv,
le virus est "stoppé en chemin"
par une réaction immunitaire adéquate.
Ils développent une infection transitoire
(moins de 3 mois) puis se débarassent du virus.
Ils résistent ensuite à d'éventuelles ré-infections ultérieures.
Arrivé dans la moelle osseuse, le virus peut encore s'arrêter là et rester en latence
pendant plusieurs mois, voire années,
le chat demeurant asymptomatique.
C'est le cas pour 30%[1] des chats exposés au Felv.
Cependant, le virus pourra se réactiver
(par exemple, sous l'effet du stress)
et le chat développera alors les symptômes de la maladie...
il peut ainsi s'écouler plusieurs mois ou années
entre la contamination et le déclenchement de symptômes.
On estime qu'un porteur latent sur 10 finit
par déclencher la maladie[1].
Pour 30%[1] des chats exposés au Felv, malheureusement,
l'infection poursuivra son cours et s'installera définitivement (virémie persistante).
Les symptômes alors développés, plus ou moins rapidement, peuvent être divers.
Les cellules souches de la moelle osseuse, infectées & détruites, ne sont pas remplacées :
la maladie peut se traduire par une anémie (= déficit en globules rouges)
et/ou
une leucopénie (= déficit en globules blancs),
et, partant, une défaillance du système immunitaire.
Chez le chat immunodéprimé, d'autres maladies pourront alors venir "se greffer".
La leucose peut aussi entraîner la formation de tumeurs cancéreuses.
Quand elle se déclenche, la leucose est donc une maladie grave, à l'issue souvent fatale (90% des chats décèdent dans les 4 ans suivant le début des symptômes).
Le Felv peut être transmis par toutes les sécrétions (urines, salive, sang).
Il se transmet ainsi relativement aisément par contact,
qu'il soit sympathique (toilette mutuelle, partage de nourriture...)
ou plus hostile (morsure...).
Le virus peut aussi être transmis de la mère aux chatons,
in utero, par le placenta
- si du moins il laisse les chatons venir au monde,
la leucose entraînant fréquemment des avortements.
En revanche, le virus a une très faible persistance dans l'environnement, de sorte que la contamination indirecte est très peu probable.
Un chat atteint de leucose excrète le virus toute sa vie
et est ainsi, en permanence, contagieux pour ses congénères.
Pour protéger les autres chats, qui ne sont peut-être pas vaccinés,
il est préférable de ne plus lui laisser accès à l'extérieur.
Dans une maison où il y a plusieurs chats, il est aussi préférable
de séparer positifs et négatifs (même s'ils sont vaccinés).
D'autre part, les "porteurs temporaires"
peuvent également excréter et transmettre le virus ;
comme ils ne présentent pas forcément de symptômes de quoi que ce soit,
ils sont ainsi contagieux à l'insu de tous.
Les chatons & les jeunes chats sont plus sensibles au Felv, et sont donc les plus à risque. Les chats adultes présentent une meilleure résistance (ceci, ajouté au fait que près de 70% des chats éliminent le virus tous seuls comme des grands ou en sont "seulement" porteurs latents, conduit à un raccourci consistant à dire que les chats adultes sont "automatiquement" et "naturellement" résistants au Felv et n'ont pas besoin de vaccination ; mais c'est un raccourci trop simplificateur[2], et les 3 chats sur 10 qui n'arrivent pas à contrer le virus et se retrouvent avec une maladie horrible le contredisent tristement).
L'évolution de l'infection (élimination du virus, latence ou déclenchement de la maladie) dépend aussi de l'intensité de l'exposition au virus: la leucose est davantage un problème de groupe et de chats amis que de solitaires asociaux.
Il n'y a pas de traitement efficace contre la leucose ; sa prévention passe donc par la vaccination (... et, bien sûr, la meilleure prophylaxie consiste à ne jamais rencontrer le virus).
Si le vaccin contre la leucose est "optionnel"
pour les chats d'intérieur sans contact avec des
chats au "statut inconnu",
il est essentiel pour les chats qui sortent
et qui peuvent entrer en contact avec des chats
contagieux (tous les chats "de dehors"
ne sont pas vaccinés !).
Il est préconisé aussi dans toute collectivité,
où l'introduction d'un chat faussement-négatif
peut avoir des conséquences très lourdes.
Etant donné la forte susceptibilité des chatons à ce virus, le cycle de primo-vaccination est généralement effectué quand bien même le chaton n'est pas amené à vivre dans un environnement a priori à risque (et puis des fois que le petit "fuguerait"...)
Les vaccins contre la leucose
empêchent la virémie persistante et
présentent une bonne efficacité -
sans atteindre 100%, la perfection n'étant pas de ce monde.
Il y a une mauvaise compréhension et un amalgame car, les vaccins
ayant un niveau d'efficacité de seulement 80% dans les conditions expérimentales,
certains ont conclu qu'il ne fallait pas les utiliser.
En fait, le niveau de protection conférée par la vaccination sur le terrain est bien
au-delà de ces chiffres. Les vaccins sont testés
en laboratoires avec des niveaux d'épreuves virulents très élevés.
Dans les conditions naturelles, les chats sont le plus souvent
exposés à des doses de virus beaucoup moins élevés,
de telle sorte que le niveau de protection du terrain soit bien supérieur
à celui du laboratoire[3].
Depuis que la vaccination contre la leucose existe, la prévalence du Felv dans les populations félines a considérablement diminué. Dans les élevages félins, cette maladie a quasi-intégralement disparu.
Les études récentes de prévalence du Felv dans la population féline européenne ont présenté des résultats variables[4] :
| Pays | Région | Prévalence du felv |
Taille de l'échantillon |
Date de la publication |
| Italie | Pise | 8,4% | 203 | 2006 |
| Angleterre | Birmingham | 3,5% | 517 | 2002 |
| Belgique | Gand (zone urbaine) | 3,8% | 346 | 2002 |
| Espagne | Madrid | 21,3% | 295 | 2000 |
| Allemagne | Berlin | 20,5% | 39 (chats errants) | 2000 |
| Rép. tchèque | zones urbaines | 13,2% | 727 | 1999 |
Localement, les prévalences peuvent beaucoup varier en fonction de la densité de la population féline et de la proportion de chats vaccinés.
Les chats sauvages (felis silvestris) constituent un réservoir important du virus : chez des chats sauvages du centre et de l'est de la France, la prévalence de la leucose s'est avérée de 23,7%[5] en 2000 !
Le virus de l'immunodéficience féline est un rétrovirus aussi. A différents égards (mode d'action du virus, symptômes), il est très proche du HIV, d'où son surnom de "sida du chat" (bien sûr intransmissible à l'homme).
Le virus de l'immunodéfience féline s'attaque aux globules blancs.
Une fois infecté par le virus, le chat ne peut pas s'en "débarasser".
Peu à peu, le chat souffre d'un déficit en globules blancs (leucopénie),
et son système immunitaire ne peut plus se défendre.
Malheureusement, une fois que l'immunodéficience commence à se mettre en place,
l'issue est fatale à terme pour le chat.
Tous les agents infectieux divers et variés qu'il peut rencontrer,
et contre lesquels un chat en bonne santé sait normalement se défendre,
peuvent alors "profiter" de cette défaillance,
et entraîner autant de maladies qui "se greffent".
Parfois, les chats FIV+ sont également anémiés (déficit en globules rouges).
Les symptômes du FIV peuvent sont donc assez proches de ceux du FeLV, et les deux maladies sont difficiles à distinguer "à l'œil nu".
Après l'infection au FIV, la défaillance du système immunitaire n'est pas immédiate : le chat est séropositif mais pas encore malade, le virus "sommeille". Cette phase asymptomatique est de longueur très variable ; elle peut durer des mois, parfois des années.
Le FIV est moins "hautement contagieux" que le FeLV. Il se transmet surtout par morsure. Théoriquement, la contagion par la salive en contact prolongé est possible.
Ainsi, si le FeLV est aussi une "maladie d'amis" qui se font des léchouilles,
le FIV est plutôt une "maladie d'ennemis" qui se blessent dans leurs combats.
Ces andouilles de mâles qui luttent pour les femelles
sont donc très exposés...
mais tout chat qui sort et se trouve pris dans une bagarre court un risque fort.
En effet, si la prévalence du FIV peut varier localement, elle reste relativement importante dans la population féline européenne, sans décroîre[6]:
| Pays | Région | Prévalence du FIV |
Taille de l'échantillon |
Date de la publication |
| Italie | Pise | 11,3% | 203 | 2006 |
| Angleterre | Birmingham | 10,4% | 517 | 2002 |
| Belgique | Gand | 11,3% | 346 | 2002 |
| Espagne | Madrid | 10,5% | 295 | 2000 |
| Allemagne | Berlin | 15,4% | 39 (chats errants) | 2000 |
| Rép. tchèque | zones urbaines | 5,8% | 727 | 1999 |
| France | zones rurales | 19,6% | ? | 1998 |
| Allemagne | ex-RFA | 10,5% | 6106 | 1994 |
| Italie | Nord du pays | 12,5% | 439 | 1994 |
En élevage, le FIV est très rare.
En l'absence de traitement, en l'absence de vaccin, la prévention du FIV ne peut que consister à éviter l'exposition au virus...
... le risque de contracter le FIV dans les bagarres constitue un plaidoyer en faveur de la stérilisation, notamment pour les mâles.
... et, plus largement, la possibilité d'être infecté par cette maladie grave et incurable est un élément à intégrer à la question : "mon chat sera-t-il un chat d'intérieur ou un chat pouvant sortir à sa guise ?". Un chat d'intérieur est à l'abri du FIV.
Dans certains pays, il existe un vaccin contre le FIV
(il n'a pas reçu d'autorisation de mise sur le marché en France)
... ou plutôt s'agit-il d'un "demi-vaccin" puisqu'il ne protège pas contre toutes les souches de FIV.
Mais ce "demi-succès" laisse espérer le développement d'un vaccin FIV... un jour.
Les dépistages FIV/FeLV sont un autre versant de la prophylaxie de ces maladies.
En cabinet, le vétérinaire peut réaliser un "test flash" Felv/FIV
très rapidement & facilement, à partir d'un petit prélèvement sanguin.
Concrètement, le bidule ressemble à un test de grossesse,
avec, pour chaque virus, un spot qui se colore pour "oui", ou qui reste incolore pour "non" :-)
Pour la leucose (FeLV), la question à laquelle répondent ce oui ou ce non, c'est la présence du virus dans le sang (et non d'anticorps -- que le chat soit vacciné ou non ne peut pas fausser le résultat).
Pour le FIV, c'est la présence d'anticorps qui est détectée.
Le test Felv/FIV est important, par exemple, quand on recueille un petit chaton abandonné
dont on ignore l'histoire.
En principe, ce dépistage est un préalable à la vaccination
d'un chat dont l'historique est inconnu.
Par rigueur, il est de mise à l'entrée d'un chat
dans un groupe.
En élevage, étant donné la gravité de ces maladies, qu'il serait dommage de voir réapparaître alors qu'elles sont quasi-éradiquées des chatteries, et du fait de l'absence de protection contre le FIV (et, accessoirement, pour la leucose, du fait qu'un vaccin peut toujours être pris en défaut, parfois) le statut FIV/FeLV des chats de reproduction est régulièrement vérifié.
Per se, ces tests flashs ont une très bonne sensibilité et une bonne spécificité. Le perfectionnisme les réitère cependant 3-4 mois plus tard, pour plusieurs raisons :
Concernant le FeLV:
Concernant le FIV:
Il existe plusieurs autres tests, réalisés en laboratoire,
plus "élaborés", qui recherchent soit les anticorps à ces maladies,
soit la présence du virus ; ils sont utilisés dans des situations particulières (suspicion,
exposition avérée à un chat atteint, confirmation de positivité,
détection de portage latent sur moelle osseuse pour la leucose, etc.).
Pour protéger les autres chats du voisinage, mieux vaut empêcher un chat positif au FIV et/ou au FeLV de sortir (d'autant qu'il n'a aucun intérêt à attrapper tout ce qui traîne avec un système immunitaire potentiellement menacé) ainsi que l'isoler de ses autres chats, pour leurs protections mutuelles.
En français
Le virus de la leucémie et de l'immunodéficience félines, Magazine animal, juin 2005 - format pdf.
Un court article, concis et clair.
En anglais
Diagnosing Feline Leukemia Virus and Feline Immunodeficiency Virus FAQ - UC Davis
Une fiche pratique sur les tests FIV/FeLV, très claire.
Report of the American Association of Feline Prationers and Academy of Feline Medicine Advisory Panel on Feline Retrovirus Testing and Management, 2005 - format pdf.
En français
La leucose (chatterie Côte Saint Roch).
Mahamadaly, K, Enquête sur la motivation de la vaccination contre la leucose féline chez les propriétaires de chats, thèse d'exercice vétérinaire, 2002 (ENV Lyon) - format pdf.
Débute par une présentation détaillée du Felv (caractéristiques, pathogénie, modes de transmission...), un point sur le dépistage et une présentation des différents vaccins (commercialisés en 2002).
En anglais
Feline Leukemia Virus - FAB
Feline Leukemia virus - Cornell
Feline Leukemia Virus - Felv, Extrait de the Cornell Book of Cats
Testing for feline leukemia virus - FAB
En français
Courchamp, F., Etude de l'épidémiologie du Virus de l'Immunodéficience Féline dans les populations de chats domestiques, thèse de biologie, 1996 - format pdf.
Le chapitre 3 consiste en une présentation du FIV.
En anglais
Feline Immunodeficiency Virus et On the outlook for FIV - Cornell
Feline Immunodeficiency Virus - FIV, Dr. W. Brooks (site veterinary partner)
Feline Immunodeficiency Virus, extrait de The Cornell Book of Cats.
[1] Voir Mahamadaly, K, Enquête sur la motivation de la vaccination contre la leucose féline chez les propriétaires de chats, thèse vétérinaire, 2002, pp. 23-25.
[2] Pr. O. Jarrett, La vaccination contre la leucose : quelles indications ?, Séminaire "Actualités sur la vaccination du chat", SFF, 2006 : Un autre mythe dit que si les chats adultes sont plus résistants que les chatons à l'infection par le FeLV, alors ils n'ont pas besoin d'être vaccinés. Même si les chats âgés sont moins sensibles que les très jeunes chatons à l'infection par le FeLV, ils peuvent quand même être infectés avec un risque non négligeable. C'est pourquoi, la meilleure conduite pour les bien-être des chats de tous âges consiste à les vacciner.
[3] Pr. O. Jarrett, La vaccination contre la leucose : quelles indications ?, Séminaire "Actualités sur la vaccination du chat", SFF, 2006.
[4]
Bandecchi et al, Feline leukaemia virus (FeLV) and feline immunodeficiency virus infections in cats in the Pisa district of Tuscany, and attempts to control FeLV infection in a colony of domestic cats by vaccination, 2006
Muirden, Prevalence of feline leukaemia virus and antibodies to feline immunodeficiency virus and feline coronavirus in stray cats sent to an RSPCA hospital, 2002.
Dorny et al, Serological survey of Toxoplasma gondii, feline immunodeficiency virus and feline leukaemia virus in urban stray cats in Belgium, 2002.
Arjona et al, Seroepidemiological survey of infection by feline leukemia virus and immunodeficiency virus in Madrid and correlation with some clinical aspects, 2000.
Kalz et al, Health status and causes of mortality in feral cats in a delimited area of the inner city of Berlin, 2000.
Knotek et al, Epidemiology of feline leukaemia and feline immunodeficiency virus infections in the Czech Republic
[5] Fromont et al, Prevalence and pathogenicity of retroviruses in wildcats in France, 2000.
[6]
Bandecchi et al, Feline leukaemia virus (FeLV) and feline immunodeficiency virus infections in cats in the Pisa district of Tuscany, and attempts to control FeLV infection in a colony of domestic cats by vaccination, 2006.
Muirden, Prevalence of feline leukaemia virus and antibodies to feline immunodeficiency virus and feline coronavirus in stray cats sent to an RSPCA hospital, 2002.
Dorny et al, Serological survey of Toxoplasma gondii, feline immunodeficiency virus and feline leukaemia virus in urban stray cats in Belgium, 2002.
Kalz et al, Health status and causes of mortality in feral cats in a delimited area of the inner city of Berlin, 2000.
Knotek et al, Epidemiology of feline leukaemia and feline immunodeficiency virus infections in the Czech Republic
Courchamp et al, At-risk individuals in Feline Immunodeficiency Virus epidemiology: evidence from a multivariate approach in a natural population of domestic cats (Felis catus), 1998.
Fuchs et al, Epidemiology of FeLV and FIV infection in the Federal Republic of Germany, 1994.
Peri et al, Seroepidemiological and clinical survey of feline immunodeficiency virus infection in northern Italy, 1994.