Un homme, un chat, n'importe quel mammifère, un être vivant en général, sont composés d'un ensemble de cellules, qui se sont peu à peu différenciées pour avoir une fonction spécifique, à partir d'une cellule unique, créée lors de la rencontre d'un ovule et d'un spermatozoïde.
Toute cette organisation compliquée est en fait, en partie, "prévue" dès le départ par un "plan d'ensemble" : son matériel génétique.
Celui-ci est précieusement stocké au coeur de chaque cellule, bien à l'abri dans le noyau cellulaire. Dans les millions de cellules de l'individu, cette information a été copiée à l'identique.
Cette masse d'information constitue le génome d'un individu, son patrimoine génétique, c'est-à-dire l'ensemble du code génétique qui prévoit l'organisation et le fonctionnement de ses cellules, et leurs liens... bref, tout ce qui fait de lui un organisme vivant.
Comme tout langage codé qui doit permettre d'infinies possibilités, le code génétique repose sur une base très simple (un peu comme tout ce que vous voyez sur l'ordinateur que vous utilisez est encodé simplement par une suite de 1 et de 0).
Le génome est extrêmemement compactable : toutes les longues "lignes" de code sont enroulées et peuvent même se ramasser sur elle-même en grosses unités. Ces grosses unités, ce sont les chromosomes. Quand ils sont condensés au maximum lors de la division cellulaire, ils ont cet aspect en "X" si célèbre.
Si on déplie ces longues lignes de code, cette très (très très) longue chaîne d'information est constituée d'ADN.
L'ADN est le support de l'information génétique.
Zoom sur le noyau cellulaire,
méga-zoom sur les chromosomes,
méga-méga-zoom sur les brins d'ADN
Pour en savoir plus : cliquez sur l'image afin de zoomer sur l'ADN
© INAPG
Dans l'ADN, les plus petites "unités de code" s'appellent les nucléotides. Sur le support du brin d'ADN sont fixées des bases.
Il existe 4 types de base : la cytosine, la guanine, l'adénine et la thymine.
La cytosine (C) est toujours associée à la guanine (G) sur le brin d'en face, et l'adénine (A) est toujours complémentaire de la thymine (T).
Ce code complémentaire est un système particulièrement astucieux, puisqu'il permet de "retrouver" le code complet à partir de la moitié : si on a une base C sur un brin, alors il y a forcément une base G qui lui est liée sur le brin d'en face. Le code génétique est ainsi très facile à dupliquer et à recopier.
Cela a beaucoup d'applications pratiques dans la vie de la cellule : il suffit "d'ouvrir" les deux brins d'ADN, un peu comme une fermeture éclair, et de le recopier selon les règles des bases complémentaires.
C'est ainsi que sont fabriqués des brins "messagers" qui permettent de produire des protéines : on appelle ces petites photocopies d'extraits de code l'ARN messager (ARNm).
C'est aussi comme cela qu'est récopiée en double l'intégralité du code génétique quand une cellule se multiplie.
Ce principe de double complémentarité permet ainsi de réparer facilement les "erreurs" qui pourraient se produire (après tout, l'ADN est "photocopié" plusieurs milliards de fois au cours d'une vie).