Si, définitivement, et à jamais, le seul mot "génétique" vous donne des boutons, qui virent à l'urticaire quand on prononce "allèle" ou "hétérozygote"...


Si, au contraire, tout cela vous intéresse au plus haut point, vous pouvez commencer par lire l'introduction à la génétique pour vous familiariser avec les notions de base...

piqure... et comme une "petite piqûre de rappel" ne fait jamais de mal (non, non, ça pique pas tant que ça)...

 

Au cœur du noyau cellulaire se logent les chromosomes. Ce sont de longs "rubans" d'ADN, le support de l'information génétique, écrit en un langage codé propre.

Un gène, dans tout ça, c'est une "portion de code" sur un chromosome qui forme une unité.

Un gène a un emplacement bien précis sur un chromosome, et parce que les mots-compliqués-c'est-plus-rigolo, cette place est appelée un locus (et au pluriel, on dit des loci, parce-que-le-latin-c'est-chic).

Le code d'un gène est une "recette", qui sert à fabriquer des protéines. Il en existe des tonnes et des tonnes de différentes, avec chacune des fonctions bien précises.

Les caractères, comme, au hasard, les caractères physiques, et, encore plus au hasard, la couleur d'un poil, sont le résultat de toutes ces "réactions chimiques" et interactions à l'intérieur des cellules. Les caractères sont induits par les gènes.

Encore un peu abscons ? Heureusement, en ce qui concerne la "génétique des couleurs", les résultats sont bien visibles!

Voir page : Qu'est-ce qu'un gène ?,
et, pour les plus aventureux, Qu'est-ce que ça code un gène ?

Un gène peut exister en plusieurs "versions", c'est-à-dire que son "code" sera différent dans chaque version.

Une version particulière d'un gène est appelée un allèle.

S'il existe plusieurs "versions" d'un gène, c'est qu'il y a eu mutation donnant chaque nouvelle "version".
La "version d'origine" du gène est appelée l'allèle sauvage. Les autres versions en sont des allèles mutés.

Il n'y a aucune limite aux nombres d'allèles qui peuvent exister pour un gène (une nouvelle mutation est toujours possible)...

... mais chez un chat (ou un humain), il n'y a de la place que pour deux allèles (rude concurrence!).
En effet, les chromosomes vont toujours par paire, l'un étant hérité du père, l'autre de la mère. Sur chacun de ces chromosomes, il y a un locus "disponible". Et puisqu'1+1=2, cela fait deux loci "disponibles" (comme quoi, la génétique c'est parfois facile!).
Ainsi, un chaton hérite toujours de deux allèles : l'un lui vient de son père, le second lui est transmis par sa mère. Ou, dit autrement, pour tel gène, il hérite toujours d'une paire d'allèles (un allèle de son père, un allèle de sa mère).

Si les deux allèles hérités sont identiques, le chaton est homozygote pour cette paire.

Si les deux allèles sont différents, le chaton est hétérozygote pour cette paire.

Voir page : Qu'est-ce qu'un allèle ?

A première vue, nous avons beaucoup à apprendre des organismes vivants en matière de résolution de conflits... "C'est le plus fort qui parle", c'est facile!

Quand deux allèles ne "disent pas la même chose", c'est-à-dire qu'ils codent pour des protéines différentes, l'un prime sur l'autre.

On dit ainsi qu'un allèle est dominant quand il est... dominant comme son nom l'indique. Ce sont ses effets qui "l'emportent". Il suffit ainsi qu'il soit présent en un seul exemplaire : peu importe que l'individu soit homozygote ou hétérozygote, c'est l'allèle dominant dont on verra le résultat (mais, si le chat est hétérozygote, il est porteur de l'allèle récessif et peut le transmettre).

A l'inverse, un allèle récessif "laisse la priorité". Les individus qui expriment un caractère récessif sont nécessairement homozygotes, c'est-à-dire qu'ils portent deux copies de cet allèle : ils doivent avoir hérité l'allèle récessif de chacun de leurs deux parents.

A seconde vue, nous avons beaucoup à apprendre des organismes vivants en matière de conciliation... Un chat, un homme, ne sont pas un simple programme génétique qui s'exécute comme un logiciel informatique.

Du génotype (la "collection de gènes" d'un être vivant) au phénotype (les caractéristiques d'un être vivant), il n'y a pas une simple flèche sans autres étapes : dans l'expression d'un gène, d'autres gènes interviennent et modulent... mais surtout, les protéines fabriquées et leurs interactions ont des relations bien concrètes et enchevêtrées dans les cellules/organes/organismes (à "saupoudrer" de tous les éléments du milieu).

Protéines, interactions, molécules, compliqué, compliqué, bla bla bla... Pas très glamour, pas très funky tout ça!
Mais... comment ça marche, comment ça se fait, ça a l'air vachement intéressant quand même.... Et a-mu-sant! Si, si!

Voir page : Les relations entre les allèles

Voilà pour le petit tour des mots barbares de base!

Et maintenant, le programme des réjouissances (non, non, ça n'avait pas encore commencé!) :


Histoire de poil : toutes les couleurs... avec 2 couleurs

A vos ordres patron : les chats tabby

La saga du roux

La dilution

Silver l'inhibiteur

Rufus

Les panachures blanches

Les chats tout blanc : le blanc dominant

Poils longs (et poils courts, tant qu'à faire!)

Polydactylie

D'autres allèles... (séries B, C, Dm...)

Tableau récapitulatif des gènes majeurs

Exemples : devinez mon génotype!

D'autres lectures et liens

<< Sommaire bric à brac C'est parti! Une petite histoire de poil
dans la joie et la bonne humeur >>

Au fil des pages, les "coins du p'tit chimiste" et les "coins du p'tit biologiste" proposent plus de détails (qui s'ouvrent dans une petite fenêtre pop-up en cliquant sur les liens proposés).


Les termes un peu techniques et compliqués sont en surbrillance, et il suffit de passer la souris dessus pour avoir une définition : exemple.Ceci est un exemple, par exemple!

© Elevage Ailuropus, chatterie de chats de race Maine Coons, Paris, Ile de France